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Et c’est en retournant les preuves de ce monde
Fiévreuse, à la recherche du moyen de te dire
Que je dirai un jour quelques nouvelles du ciel

C’est dans la peur d’aimer l’éternité stupide
Que je fuirai très loin jusqu’aux grands paysages
Pour en ramener des fragments, des éclats

Je sais qu’à les saisir, à les toucher du doigt
Ils te ressembleront. Ce sera la mesure
Je le saurai moi seule, et que ce grand amour
Se nourrit d’un azur ébloui quatre fois

Si je suis encore là, à portée de tes ondes
C’est pour en capturer la vitesse essentielle
Aperçois dans l’élan mon obsession profonde
Ma parole exclusive, mon absolu désir.