Caritas

La paix qui tombe à la dernière minute
Le thé sans sucre et ce qu’il est donné
De faire ou de continuer sans but
Aux orphelins aux tristes aux prisonniers
Et le récit d’un jour vraiment parfait
La beauté de certaines publicités
L’idée qui se change en lumière sensible
Que tout ne saurait être impardonné
Et notre nostalgie de l’impossible.

Nous pensions que trop d’amour ampute
Et faisions des envieux par volupté
La gourmandise régnait sur nous abrupte
Ne pas déplaire avoir pour conseillers
Nos besoins de revanche impensés
Surprendre autrui étant le combustible
Nous ne laissions qu’un voyant allumé
Et notre nostalgie de l’impossible.

Parfois des existences radieuses débutent
Après les temps morts ou les jours fériés
Elles récoltent l’or des moments hirsutes
Assises par terre comme si de rien n’était
Divulguant leur nom aux inutiles et
Partageant leur riz pour la dignité
D’être ignorants des milieux compatibles
Partageant toute envie de vérité
Et notre nostalgie de l’impossible.

Ton cœur ressemble à un chantier secret
Où germe en douceur la force invisible
Qui ouvre à temps les portes condamnées
Humble aimante inventive et disponible.

Eva Lee