Laurent

Baptiste des rayons de la lune abreuvé
Vivait en espérant suivre un penchant splendide
Une musique un pacte inviolable aggravé
De silences à deux voix où âme et corps coïncident

Mais Baptiste le mime Zampano le forain
Et Garance excitée par un refrain dandy
La douce Gelsomina chassée du paradis
Tous arrêtèrent un jour de vouloir tout ou rien

Ils avaient tout perdu car le bonheur trouvé
Ils l’avaient aspergé de banals pesticides
Dans la peur de souffrir des retours souterrains
De ces douleurs natales que la drogue étourdit

Ce que l’âme a perdu tu peux le retrouver
Nettoyé du mensonge par des amours lucides
Sincères et sans calcul te faisant le gardien
D’aveux sans retenue quand l’enfance irradie

Jean-Sébastien Bach éternellement revêt
Une gloire incroyable et un mystère limpide
Un amoureux du Beau ennemi du Mauvais
Que les poètes comprennent au pied de leurs bastides

Les poètes les graphistes les sculpteurs italiens
Rassasiés de soleil et d’amour étudient
Les clés de leur Art et leurs œuvres ils dédient
À l’être cher au prénom parfait qui les tient

S’il ne reste que deux lignes à poser sur ton cœur
Avant qu’il ne s’égare les voici n’aie pas peur
« Take one more look at what you found old
And in it you’ll find something new »
Juste au bord de la route les voici n’aie pas peur

Ce que l’âme a perdu tu peux le retrouver
Nettoyé du mensonge par des amours lucides
Sincères et sans calcul te faisant le gardien
D’aveux sans retenue quand l’enfance irradie

Ce que l’âme a perdu tu peux le retrouver
Nettoyé du mensonge par des amours lucides
Sincères et sans calcul te faisant le gardien
D’aveux sans retenue quand l’enfance irradie

Eva Lee