L’Implexe

La vérité nous rendra libres au milieu des supplices
Comme elle console les anges accusés qui ressassent
Au lycée nous croyons être d’une autre race
Les mortifications nous semblent fondatrices

Comme elle console les anges accusés qui ressassent
La vérité survole nos terreurs et nos vices
Les mortifications nous semblent fondatrices
En amour la souffrance nous mutile nous harasse

La vérité survole nos terreurs et nos vices
Elle nous délivre des concepts ingénieux qui passent
En amour la souffrance nous mutile nous harasse
Quand nous croyons devoir construire des édifices

Elle nous délivre des concepts ingénieux qui passent
La vérité coupante rouille sous les artifices
Quand nous croyons devoir construire des édifices
En exil le goût des fruits brusquement s’efface

La vérité coupante rouille sous les artifices
Elle nous connaît très bien elle nous regarde en face
En exil le goût des fruits brusquement s’efface
Au travail les manquements nous sapent le courage glisse

La vérité nous connaît nous regarde en face
Les vagabonds la cherchent ils en font leurs délices
Au travail les manquements nous sapent le courage glisse
Le courage baisse l’absence de réussite nous lasse

Les vagabonds la cherchent ils en font leurs délices
La vérité nous suit quoi que les livres y fassent
Le courage baisse l’absence de réussite nous lasse
Mais la vérité est en nous comme la justice

Nos possibilités sont dans cette oasis.

Eva Lee

La Seine

Fabriquer des saisons naît du désir
Offert aux mains par la splendeur des bois
L’amour est plus grand qu’on ne saurait l’écrire
Je comprends la lumière à côté de toi

Offert aux mains par la splendeur des bois
Le rivage est un musée qui se mire
Je comprends la lumière à côté de toi
Dans le reflet violet des souvenirs

Le rivage est un musée qui se mire
Des tiges résistent à l’ambition des doigts
Nos pierres s’écroulent ou ne vont pas tenir
J’ai trouvé des épines je n’en veux pas

Nos pierres s’écroulent ou ne vont pas tenir
Les saisons balaient ce qu’on n’enferme pas
Suis-je mieux que tant d’autres pourquoi vieillir
J’accrocherai du courage à chaque joie

Les saisons balaient ce qu’on n’enferme pas
L’eau n’emportera que ce qui doit mourir
J’accrocherai du courage à chaque joie
Des arbres aux fleurs et le meilleur au pire

L’eau n’emportera que ce qui doit mourir
Tu as tressé des campanules aux seringats
Des arbres aux fleurs et le meilleur au pire
Je comprends la lumière à côté de toi

Eva Lee